I’m not dead
Comme vous avez pu le voir, le blog est en stand by depuis quelques mois. Non je ne signe pas la fin du blog mais bien sa renaissance (ouuuh). Deux ans que je me traine à bout de bras mais comme mon amour pour la musique est indéfectible, je vais continuer à faire partager mes coups de coeurs musicaux à la terre entière.
Pour marquer son retour le blog va se doter d’un nouveau design digne de ce nom, mais en attendant je conseille de vous rendre sur mes deux mixtapes. Petit exercice de style qui me plait beaucoup et va surement perdurer.
http://soundcloud.com/chronikmusic
Soyez patients, ce n’est plus qu’une question de jours.
Bisous.
E.
Son de l’été #1 : MT Numbers – Birdy Hunt
Après un premier EP qui envoie plus que du pâté, le groupe Birdy Hunt relâche la pression sonore et revient avec un second EP Birdy Hunt part II tout en douceur et en fraîcheur. L’opus sera dans vos écouteurs dès le 24 juin avec au programme quatre titres pour entamer l’été comme il le faut. A mi chemin entre Foals et Friendly Fires, les six membres de Birdhy Hunt nous dévoilent une autre facette de leur palette musicale et on n’est déçu du tout.
Si tu ne pars pas en vacances, je te conseille de te le procurer dès la sortie pour te laisser transporter le temps d’un quart d’heure sur la plage ensoleillé ( Et même en avant première petit chanceux sur leur site officiel ) et même si tu pars les Birdy Hunt t’accompagneront sur les longues heures de routes, de train ou même d’avion qui te séparent de ta destination estivale.
Pour te faire patenter, jette vite une oreille sur l’excellent single MT Numbers, à écouter SANS MODÉRATION!
Birdy Hunt part II. Sortie le 24 juin
Ma rencontre avec les Meltones
Après une long hiatus pour cause de partiels ( je vois que ça parle à certains d’entre vous), je reviens à mon clavier pour des nouvelles chroniques, des nouvelles interviews et bientôt des sessions acoustiques.
Tiens en parlant de session acoustique si l’on écoutait ça?
Cool non?
J’ai eu la chance d’assister à cette très belle session acoustique avec ma collègue du blog It’s My Live, qui m’invite régulièrement en tant qu’assistante pour filmer ses aventures musicales. ( En fait, je tiens juste le micro pour prétexter ma présence).
Il est temps de vous présenter, les protagonistes de cette vidéo qui sont les membres du groupe Meltones.
Originaires de Boulogne Billancourt, Thomas (basse/chant), Etienne (batterie), Daniel (guitare/background vocal) et Pierre (guitare) ont été signés sur le label MyMajorCompany. Mais si, le même label qui a signé Grégoire et Joyce Jonathan….Noooon ne partez pas! Ce n’est pas forcément une référence mais les producteurs de ce site peuvent avoir bon goût parfois et les Meltones constituent l’exception qui confirme cette triste règle.
Cela me pousse à remercier tous ces producteurs qui ont permis à Nearly Colored de voir le jour, leur tout premier album qui est dans les bacs depuis lundi dernier. Réalisé par Philippe Zdar (Cassius), Nearly Colored est un véritable concentré de bonne humeur. On se laisse guider par la sublime voix de Thomas et les mélodies pop ensoleillées qui sont parfaites pour entamer l’été et prolonger ses vacances à l’infini.
Pour votre plus grand plaisir (et surtout le mien), j’ai pu discuter quelques minutes avec eux et ainsi en savoir plus sur ces quatre garçons dans le vent.
Professionnels et adorables, c’est l’impression que j’ai eu de cette bande potes bien leur têtes et dans leurs pompes.
Rencontre.
Votre rencontre personnelle avec la musique ?
Étienne : Quand j’étais petit, j’essayais de faire une beatbox, et j’avais un cousin qui faisait de la batterie et le jour où il en a acheté une, il m’a envoyé sa caisse claire. J’ai commencé à prendre des cours à 8 ans. Ce n’étais pas très sérieux à ce moment mais je m’y suis mis plus sérieusement avec le groupe.
Thomas : A l’âge de 5 ans, j’étais à un dîner chez des amis de mes parents et puis je me suis mis à jouer sur le piano qui était dans le salon. Et je suis devenu fou (Rires). Ils m’ont mis au conservatoire et voilà comment ca a commencé.
Daniel : Alors moi j’ai toujours chanté…dans ma chambre..sous ma douche, je dansais même pour la famille tout petit.. Quand je me suis mis à écouter du rock, j’ai un ami qui m’a appris deux trois choses à la guitare. Puis,comme Thomas, je suis devenu fou et je n’ai pas arrêté depuis.
Pierre : J’avais 10 ans, quand ma mère m’a inscrit à mon insu au conservatoire. J’étais assez dégoûté vu que tous mes mercredis après-midi sautaient du coup je ne pouvais pas regarder mes dessins animés. Je détestais ça jusqu’à ce que je prenne des cours de piano, que j’adorais. Je me suis mis à la guitare au moment j’ai rencontré les autres et puis l’on s’est dit pourquoi pas former un groupe ?
D’où vient le nom de votre groupe ?
Étienne : On a eu plusieurs noms auparavant, et à la signature avec le label on a décidé qu’il était temps de changer de nom comme on avait pris un nouveau tournant. Un soir, la veille de la signature on s’est rendu sur le site Mappy et on a regardé les rues de Londres. On est tombé sur la rue Meltown qui est devenu Meltones. C’est tout bête
Thomas : D’ailleurs, on devrait prendre une photo tous les quatre sous le panneau!

S’il fallait résumer le groupe en une seule phrase, pas forcément dans un genre musical?
Pierre : “Des copains qui font de la musique !” Ce qui est vrai parce que l’on est surtout potes avant tout. Quand on sort, on y va souvent ensemble.
Étienne : C’est vrai, on est plutôt sociables, on sort tous ensemble.On arrive tout de même à se détacher et à sortir chacun de notre côté quand même. Mais oui, une bande de potes qui s’éclatent en faisant de la musique ensemble.
Après l’écoute de votre album, j’ai pensé que ça représentait la rencontre entre Franz Ferdinand et Phoenix, qu’en pensez vous ?
Meltones : Oui pourquoi pas!
Thomas : En tout cas, je suis bien d’accord ! (Rires)
Pierre : On n’a pas non plus le niveau de ses deux groupes qui sont quand même juste des tueurs mais peut-être oui dans les idées !
Thomas : Grosso-modo, il y a eu plein d’influences et tout ce que l’on a écouté a dû forcément ressortir dans nos chansons. On ne s’est jamais vraiment posés de questions sur la direction à prendre . On ne s’est jamais dit on ne fait pas ça parce que c’est trop pop, jamais eu de moments où l’on s’est dit qu’il ne fallait pas faire quelque chose. On s’est laissés guider par nos tripes et ça a donné cet album. Rien n’a été calculé.
Daniel : Tout est venu naturellement d’après tout ce que l’on écoutait et ce que l’on aimait. Après si les gens veulent poser une étiquette, il n’y a pas de souci avec ça, c’est tout à fait normal.
Thomas : Mais c’est vrai qu’avec le recul, lorsqu’on écoute nos titres on remarque des détails et on se dit : « Ah tiens ça vient de telles ou telles chansons ». Mais quand on était à fond dans cet album on ne s’est pas posé la question sur les influences.
Justement comment s’est déroulé l’enregistrement de cet album ?
Étienne : L’équipe était vraiment génial. Mais cela nous a pris mal de temps.
Thomas : Oui, il y avait beaucoup de travail à faire. Quand on est rentrés, en studio, on se disait que ça se passerait super bien mais il y avait des tas de choses que l’on ne connaissait pas. On a du beaucoup retravaillé sur nos titres. Mais on n’avais pas de limite de temps, on n’était pas stressés, comme c’était en home studio. Philippe Zdar nous disait : “Ne vous inquiétez pas, prenez le temps que vous voudrez. Peu importe le temps que ça prend, il faut qu’au final le résultat soit super”. On a donc vraiment eu cette chance là et c’était humainement et artistiquement une très bonne expérience.
Comment vivez vous cet engouement autour de la sortie de cet album ?
Daniel : Ca nous fait vraiment plaisir car on a des bons retours des personnes qui aiment ce que l’on fait. Ce qui nous pousse à donner le meilleur de nous-mêmes et surtout à continuer dans cette voie.
Thomas : C’est vrai qu’il y a des choses surprenantes que l’on apprend, comme par exemple, un pote qui habite à Toulouse et qui m’a appelé pour me prévenir que notre musique passait dans un magasin. Et là ça fait super plaisir !
Pierre : En fait, le seul type qui nous tient au courant….c’est Google Alerts (Rires).
Vous avez joué à Glasgow il y a plusieurs semaines de cela, racontez nous..
Pierre : It was great! *avec l’accent écossais *
Daniel : Et on vraiment été très bien accueillis, c’était royal.
Étienne : C’était la première fois que l’on jouait à l’étranger et surtout dans un pays anglophone. Comme on chante en anglais, on avait la crainte de ne pas plaire et d’être critiqué comme “des petites français qui chantent en anglais”. On a eu des bons retours, notamment des organisateurs de l’évènement qui nous ont parlé des paroles et les ont trouvé plutôt bien écrites, on était très contents de cela.
Thomas: Enfin surtout moi (Thomas écrit les paroles), j’avais beaucoup de trac avant de monter sur scène.
Pierre : Du coup c’est un véritable compliment venant de leur part, sachant qu’en France personne ne viendra te voir pour te dire qu’il a adoré tes paroles.
Des projets de tournée à la sortie de cet album ?
Daniel : On a un tourneur maintenant et qui actuellement en train de monter une tournée à partir du mois d’octobre. Mais on a déjà plein de concerts sur Paris et en province.
Pour finir, vos titres favoris du moment :
Daniel : Bridge Burning – Foo Fighters / Climbing up the Walls – Radiohead
Thomas : Ain’t gonna lose you – Brett Dennen / Young Folks – Peter, Bjorn & John
Pierre : Tales of endurance – Supergrass
Etienne : Walker – Cascadeur / Rape – Foo Fighters
Sortie le 6 juin 2011

Mes remerciement à Thomas, Daniel, Etienne et Pierre des Meltones et à Nesrine Latil (Ephélide)
Anciennement nommé JYM, le quintet se refait une nouvelle peau sous le nom de Old Fashion Ladies. Ne vous attendez pas à un show burlesque de damoiselles…loin de là, vous verrez débarquer cinq mâles prêts à vous faire vibrer.

Photo : Denis Defarges
Je peux vous dire qu’avec les Old Fashion Ladies, on ne fait vraiment pas dans la dentelle et leur tout nouvel EP, sorti la semaine dernière, est là pour le prouver.
Quinze minutes, beaucoup trop courtes, de pur rock’n'roll bien de chez nous. Si courtes, que l’on a qu’une seule envie, remettre l’EP en boucle encore et encore. Dès les premières secondes de Straight Ahead, on est happé par le riff terriblement accrocheur des guitares, la rythmique entraînante de la batterie et la voix diablement sexy du rockeur. Les dés sont jetés!
On calme le jeu sur A Fool’s Chance, agrémenté de très belles envolés instrumentales, afin de mieux repartir sur le titre I Don’t Belong to You Woman où ca fricote méchamment du côté des seventies. Lourd, gras, leur son vient directement du sol et on aime ca.
On termine avec le tube de l’EP, Better That Way, agressif à souhait pour ravir mes oreilles.
En bref, un opus au son pur et dur à se procurer le plus rapidement en attendant de les voir sur scène.
Mon coup de coeur pour Coco Royal a eu lieu lors d’une émission télévisé où accompagné de sa guitare, Antoine nous chante l’un de ses titres Monogamme.
Je tombe tout de suite sous le charme de ce grand belge, à la voix suave et qui manie avec malice les mots et les mélodies. Un joli coup de coeur qui faute d’actu ressemble plus à une amourette de vacances et la distance va m’éloigner de sa musique.
Il y a un mois, j’apprends que Coco Royal débarque sur la scène du Bataclan en première partie du groupe qui n’en finit plus de faire parler de lui, le trio Puggy. Coco Royal est devenu un groupe et Antoine s’est entouré d’excellents musiciens, Nicolas Stevens au violon et Santo Scinta aux percussions, pour une formation plutôt atypique.

Ni une, ni deux, je me démène, non pas sans l’aide précieuse de ma chère collègue bloggueuse Meg, pour les faire apparaître dans mon blog.
Quoi de mieux qu’une interview en tête à tête avec Antoine Chance, le chanteur et initiateur du projet, en attendant son prochain train pour Bruxelles, pour en savoir plus sur Coco Royal et ses projets à venir.
Un moment plutôt court mais intense, Antoine n’est jamais à court de blagues, leur regard malicieux et signe là une des meilleurs interviews que jai pu faire à ce jour.
Rencontre.
Comment es tu tombé dans le milieu de la musique?
J’ai commencé assez jeune à 6 ans, quand j’ai commencé le piano et un peu plus tard la guitare. Mais je me suis dit que je voulait faire ça de manière professionnelle, vers 23 ans. J’étais parti en Angleterre pendant un an et puis j’ai étudié pendant 3 ans au Jazz Studio à Anvers. Une école par laquelle les Puggy sont passés d’ailleurs, une des seules écoles en Belgique où il y a vraiment moyen d’apprendre beaucoup de choses. Je me suis mis à écrire, à bosser dans des bars et puis c’était parti.
Pourquoi Coco Royal comme nom de scène ?
Photo : Megane Helders
Je trouve ça plutôt beau… Tu ne trouves pas? En fait je ne sais pas un concours de circonstances. Il faut savoir qu’il est difficile de trouver un nom de groupe, ça met un temps incroyable voire mission impossible. Mais pour nous, c’était une association de mots, on avait déjà le Coco et deux pages de mots associés à ce mot et puis le nom Coco Royal est sorti du lot, comme une évidence.
Tes textes parlent souvent d’amour, c’est ta principale source d’inspiration?
Je trouve que c’est la musique qui est comme ca. Tu prends n’importe quelle chanson, elle parlera souvent d’amour. Mais oui, elle l’est,c’est un peu l’histoire du monde je trouve. Ça marche bien surtout , il a toujours le moyen de le décrire même de manière amusante. Je n’ai pas vraiment envie de défendre quelque chose de politique, je préfère rester dans la poésie des mots.
Que veux tu que l’on retienne de tes chansons?
Je dirais leur musicalité, l’harmonie et puis surtout du plaisir.
Tu as récemment signé avec Mercury, qu’est ce que cela t’apporte aujourd’hui?
Cela représente beaucoup. C’est l’aboutissement de cette espèce de conviction que tu as et tu te rend compte que quelqu’un est prêt à investir pour toi. Mercury est vraiment un super label. J’avais déjà un pied chez Universal car j’étais signé en édition,mais le tout ce n’est pas d’être uniquement auteur-compositeur mais être un artiste à part entière. Une fois le contrat en main, c’est la perspective de faire enfin un disque avec des moyens, des clips, des concerts. Donc c’est le rêve qui devient un peu réalité.
Tu continues ta conquête de la France, notamment avec la première partie de Puggy que tu as fait récemment au Bataclan, comment trouves tu l’accueil français?
Photo : Megane Helders
Jusqu’à présent, le public a toujours été très accueillant. On on avait déjà fait une résidence aux Déchargeurs qui avait bien fonctionné. J’ai suivi le groupe Puggy, en solo il y a quelques mois, avec beaucoup de retour sur Facebook par exemple et puis on a joué avec le groupe à nouveau en première partie à Lyon au Transbordeur et le Bataclan qui était complet..Grâce à nous en fait, il n’y a avait que 200 places et puis lorsqu’on a appris notre présence les 1300 autres places se sont vendues d’un coup ( Rires). Blague à part, c’était vraiment très cool et puis j’ai vu des chouettes articles sur CocoRoyal, on était assez content.
On a eu un très bon contact, un public français toujours bien chaud car j’ai eu la chance d’avoir toujours eu affaire a des salles très attentives. On va rester
!
Pour terminer, tes trois titres préférés du moment :
Suivez CocoRoyal sur son site et son MySpace
Mes remerciements à Antoine Chance, Nicolas Renard et à Mégane Helders.





