Ma rencontre avec Medi

Premier article de 2011, on démarre avec la première interview sur ChronikMusic.

Rendez-vous  Chez Justine avec MEDI. Tout d’abord connu en tant que batteur du désormais incontournable Charlie Winston, le musicien à la chevelure bouclée revient sur le devant de la scène avec la sortie de son tout nouvel album  You Got Me (Moving) avec le label Atmosphériques.

Rencontre.

Bonjour Medi, peux tu nous expliquer ton parcours?

J’ai commencé la musique très tôt, 1ère batterie à 4 ans, conservatoire à 6/7 ans. J’ai eu la chance de grandir dans une ville (Nice) où il y avait beaucoup de cafés-concert. A partir de 14 ans, je faisais mes premiers concerts en tant que batteur. J’ai vite eu l’envie de faire des chansons et du coup j’étais obligé de prendre des autres instruments (guitare, piano). Ensuite, je suis tombé amoureux de Londres où je me suis installé à 20 ans. J’ai donc commencé à écrire mes premières vraies chansons avec Vasco, avec qui j’écris encore et rencontre avec  Dave Stewart (Eurythmics) qui m’a produit mon premier disque, suivi d’un retour à Paris pour le faire sortir et tourner en tant que Medi & The Medicine Show.

Il est arrivé un moment où j’en ai eu un ras le bol de mes propres chansons et par hasard en 2007 je recroise à Paris, un ami de longue date connu à Londres : Charlie Winston, que tout le monde connait aujourd’hui en France. On avait l’habitude de jouer ensemble et l’on reparle de nos projets. On commence ce travail de communautés, mélanger nos deux groupes, ce qui me permet de rejouer de la batterie, que j’avais un peu délaissé, et de m’aérer l’esprit. Avec le succès de Charlie, on finit par tourner pendant 2 ans et pendant ce temps je n’arrête pas d’écrire et sors mon album At Last, que j’ai autoproduit.

Je rencontre Marc Thonon, directeur d’Atmosphériques, qui tombe amoureux de mes chansons, notamment How would you Do It et qui me propose de faire un disque. Direction Los Angeles pour faire le disque mais j’avais envie de changement de ne plus jouer sous le nom du Medicine Show. Grâce à l’équipe de Marc Thonon et la réalisation de Tony Berg, j’ai pu faire cet album que l’on appelle album solo car j’ai pratiquement tout joué dessus.

Aujourd’hui, j »ai l’impression de vivre un nouveau départ, comme si c’était la première fois que je faisais de la musique. Je prends moins de temps pour arriver la où  j’ai envie d’arriver même si le chemin est encore immense..

Tu as toujours beaucoup été entouré, quels sont les artistes qui t’ont marqué, touché artistiquement?

Tous les artistes que j’ai cités précédemment sont des personnes qui me touchent car j’aime d’abord ce qu’ils font. On m’a souvent demandé si ce n’était pas trop dur d’être le batteur de Charlie sachant que je suis chanteur. Je leur réponds que j’aime la musique et pas la représentation de la musique. En ce qui concerne Charlie, si je ne jouait pas de la batterie pour lui, j’irais à ses concerts. Il y a aussi des songwriters comme Vasco, qui écrit des chansons incroyables et font des disques très indés, peu connu du grand public et que j’écoute encore aujourd’hui. Je pourrais citer Dave Stewart pour l’apprentissage de tout ce qui est « énorme », surtout quand tu as 20 ans et que tu travailles avec des gars comme Eurythmics ou U2 pour qui j’ai chanté. Ils m’ont justement appris à ne rien voir comme quelque chose d’énorme. Le plus important sont tes chansons et le message que tu veux faire passer. Toutes ces personnes m’inspirent énormément. Même des artistes comme Émilie Simon avec qui j’ai beaucoup travaillé. 

C’est pour cela que lorsque l’on me parle d’un album solo, je comprends même si je me considère comme la personne la moins solo du monde. Je préfère parler des autres, cela m’apprends plus que de parler de moi.

Aujourd’hui, où se trouve le Medi & The Medicine Show?

Il se porte bien. The Medicine Show, c’est un sorte de flou artistique sauf que jamais personne n’a jamais su ce que c’était. En 2001, quand je travaillais avec Dave Stewart, sur mes titres, je n’avais pas envie de m’appeler Medi tout seul. J’ai donc cherché un nom qui pouvait inclure mon nom et mon propre groupe en même temps, mais au final personne n’a rien compris.

J’ai ensuite commencé à collaboré avec Daniel Marsala, Olivier Ferrarin, Gary Reader, Francky qui sont devenus le Medicine Show.

On a voulu travaillé ensemble sur mon album At Last, cependant ils ont des influences que j’adore mais qui ne sont pas toujours les mêmes que les miennes. On aurait pu faire quelque chose de très bien et on chacun a fait nos propres projets : Daniel et moi sommes partis joués avec Charlie, Olivier avec Sporto Kantès et Adrienne Pauly. Jusqu’au jour où entre bons potes on a décidé de faire nos projets chacun de notre côté, ce qui ne veut pas dire que l’on ne va pas continuer à jouer ensemble. Mais sous le nom de Medi & The Medicine, c’est terminé. J’en suis peut- être à un âge où j’ai envie d’assumer.

Revenons à ton album, qu’est ce que t’a  apporté la signature avec le label Atmospheriques?

La liberté de faire de la musique avec plus de moyens financiers. Même si l’on est resté très terre à terre avec cela. Je ne suis pas fan des albums faits avec beaucoup trop d’argent, je pense que l’on peut le faire autrement.

D’ailleurs en parlant d’At Last, c’était l’époque où je me rendais à la banque pour demander un prêt pour mon disque et j’ai toujours eu la chance d’avoir des gens incroyables qui ont cru en mes projets. Maintenant, avec Atmosphériques, j’ai du soutien artistique, financier et humain. C’est la première fois que je délègue beaucoup de choses. J’ai attendu 30 ans pour cela mais, je suis contenant car cela m’a permis de passer par plusieurs expériences. Je peux maintenant me concentrer que sur la musique et rien d’autres. Ça peut être une réponse assez pragmatique mais ça reste vrai.

Comment s’est déroulé  l’écriture de l’album?

J’écris souvent mes chansons tout seul dans mon coin ainsi que la musique. Mais parfois j’aime bien travailler mes textes avec des amis qui me connaissent depuis très longtemps comme Vasco ou Sam Semple. Ce sont des personnes qui m’ont appris à écrire des chansons comme à l’époque de la Motown, des sessions de songwriting. J’adore ces sessions avec mes potes où l’on échange les idées, ça va très vite. Par exemple, le titre How Would You Do It, c’est mon histoire que je raconte à Sam Semple.

Au final, il n’y a pas de règles.  Mais en général, je n’arrive pas en studio sans savoir comment va être la chanson, ça me permet d’éviter les mauvaises surprises. Pour cet album, les chansons sont toutes « déjà vieilles » qui ont été arrangés à nouveau en studio mais certains titres sont nés en studio. Si le processus créatif est long, les prises en studio ne prennent pas de temps. Comme je suis assez impatient, si il faut que je joue plusieurs fois la chanson je deviens très vite mauvais. Pour moi, une fois en studio le titre doit être enregistré, entre guillemets, en deux minutes. A la manière du live, où l’on doit jouer le titre du mieux possible à l’instant. Je veux essayer de capturer le moment.

Quelle est l’évolution sur cet album par rapport à tes précédents disques?

Je me reconnais quand même dans cet album. Je suis assez satisfait ce que je voulais. Les personnes qui ont écouté cet album me disent qu’ils n’arrivent pas le classer. Marc Thonon m’a dit qu’à l’écoute de You Got Me Moving il retrouvait sa collection de disque, ce qui m’a rendu assez fier. Je voulais utiliser toutes les musiques que j’ai apprises grâce à mes rencontres, celles que j’ai écouté , ne pas m’enfermer dans un style. Un album où la musique ne vient pas que d’un seul endroit et donc à mon image au final : je suis français mais avec plein d’origines, passionné par plusieurs environnements. Contrairement à mes précédents albums qui étaient plutôt classés par période ou par style.

Comment tu te sens à la sortie de You Got Me (Moving)?

Je n’ai plus d’appréhension. Aujourd’hui, je ne me pose plus la question que j’avais à 20 ans « Est ce que ça va marcher ou pas? ». Mais ça vient du fait aussi que je suis très heureux dans ma vie. Ainsi, j’ai voulu faire un disque solaire, A l’inverse de certains artistes qui font des premiers albums très tristes, qui se posent et chantent que les fleurs sont bleus. Depuis le début j’ai toujours été comme cela, même dans la musique que j’écoute. On a pas assez de temps pour rester dans cette tristesse, je n’ai pas envie de me retrouver à 70 ans et me rendre compte que j’ai oublié d’être heureux. Il y en a qui font du yoga et bien moi, je mange ma soupe (littéralement :)) (Rires)

Alors maintenant, quels seront les évènements à venir dès la sortie de l’album?

J’ai l’impression que ça va être beaucoup de choses comme aujourd’hui (journée promo) avec ma maison de disques qui travaille très bien. Mon disque qui va sortir dans plusieurs pays et j’espère qu’il y a aura beaucoup de concerts avec une tournée en préparation; notamment une mini tournée au Canada prévue en mars. Ce qui est très bien, car étant un artiste français dans une maison de disques française, on est pas voué à l’international mais dès le début, avec mon management qui est anglais où a tout de suite pensé qu’il fallait que l’on parte ailleurs. Je vais donc beaucoup voyagé, il faut que je pense à faire mes petites cartes d’abonnement pour les compagnies aériennes..

Pour terminer, quels sont tes trois titres du moments?

Marie – Randy Newman

Yes We Can – Lee Dorsey

Sugartown – Nancy Sinatra

Un grand merci à Medi,  à Lisa et Judith de l’agence WAAA et Chez Justine pour cette première interview Chronik Music.

MEDI – You Got Me (Moving)

SORTIE LE 24 JANVIER 2011


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