Vu en live : Pony Pony Run Run

Feel, you love me you love me, do you feeeel?

2 décembre, 0°, La Maroquinerie.

Mon acolyte Margaux et moi foulons pour la première fois le sol de La Maroquinerie pour enfin vivre cet album, You Need Pony Pony Run Run, que nous passons en boucle depuis des semaines, voire des mois. Je suis agréablement surprise par cette salle assez atypique  et je sais immédiatement que je retournerais dans cette cave où l’on se sent tout de suite à l’aise et proche de la scène. La salle est à son comble, les PPRR affichent complet ce soir.

Première partie : Andromakers

Je n’ai vraiment été séduite par ce duo féminin, accompagné de synthé et de maracas,  qui n’a pas réussi a capter mon attention. Les mimiques vocales de la chanteuse semblables à celles de Bjork, m’ont légèrement exaspéré. L’ennui s’installe au bout de la troisième chanson, peut-être dû à une setlist que j’ai trouvé assez fade à mon goût. Pourtant, je n’en garde pas un goût amer : pour preuve,  j’ai pris le temps de réecouter leurs quelques titres sur leur MySpace et j’attribue une mention à Antique Paradise qui était la seule chanson qui avait, tout de même, retenu mon attention lors de leur set.

Les groupies s’impatientent…

Les tant attendus Pony Pony Run Run

Le groupe débarque sur scène avec notamment, Gaetan et ses indécollables lunettes rouges assorties à sa guitare électrique , et démarre sur Girl I Know rapidement freinés par des problèmes techniques.

Problèmes résolus. On enchaine sur Futures of A Nation, définitivement une de mes chansons préférées de l’album, marquée par le superbe solo de Gaetan.

Je suis ravie de découvrir tout au long du concert les arrangements qui ont été faits sur toutes les chansons de l’album. Notamment sur une version rock de 1997 ( She said it’s allright) et le trés disco Star Survivor ( titre présent sur la nouvelle édition de l’album). Pourtant la mayonnaise a du mal à monter et Gaetan semble se contenter du calme qui règne au sein du public parisien. J’ajoute que la capacité à PPRR à communiquer avec son public semble assez limitée : on assiste plus souvent aux réglages faits avec la régie plutôt qu’aux tentatives inespérées de faire hurler les jeunes filles aux premiers rangs.

Wish i was young enough..wish you were made just for me.

Le concert se déroule, du moins sans encombres, nous attendons tous impatiemment le fameux Hey You qui a secoué nos enceintes tout l’été, (aujourd’hui encore pour les plus addictifs d’entre nous) qui arrive en rappel. Mention spéciale à Amael, le bassiste pour cette intro qui  a déclenché les hurlements tant attendus ( ainsi que les mouvements robotiques de Gaetan) .  Le groupe nous annonce que le concert se termine, le tout sur un set très techno  qui a le mérite de transformer le temps de quelques minutes La Maroq’ en mini-discothèque.

Surprise…

Deuxième rappel. Il paraitrait même que c’est la première et la dernière fois.  Ce sera donc une reprise de ‘Luka’ de Suzanne Vega, une chanson que j’aime au plus haut point. Une version rock  et baclé de PPRR qui a fait disparaitre toute la dimension de ce titre.

Au final, je ressors légerement déçue de ce concert.  J’avais peut-être placé la barre trop haut, à la hauteur de cet album que je trouve(rai) superbe au plus haut point et dont je ne m’en lasse toujours pas. Il manquait ce petit truc en plus qui aurait pu rendre cette soirée à La Maroquinerie mémorable.

Espérons que pour la Cigale en janvier 2010, nous pourrons enfin dire WE NEED PONY PONY RUN RUN!

Images : Margaux

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